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Samedi 16 décembre 2006

Source :www.avenirfinancegestion.com paru en 2004

La fuite des centres d'appels offshore est difficile à endiguer

Suzanne, le casque sur la tête, prend un nouvel appel après quelques instants de répit. Sur la ligne, son

interlocuteur lui demande des précisions sur l'offre ADSL de Club-Internet sans se douter un instant que la jeune

femme qui lui répond dans un français parfait utilise un pseudo (elle se prénomme en fait Rachida) et se trouve à

Rabat dans les locaux de Webcad, la filiale marocaine de Webhelp. Cette société française, créée il y a tout juste

quatre ans, emploie déjà plus de 300 personnes dans des centres d'appels _ ou plutôt des centres de contacts,

comme les dénomment désormais les professionnels _ situés au Maroc (pour 70 p.c des flux) et en Roumanie.

Rachida devra-

t-elle bientôt répondre à son interlocuteur « Bonjour, ici Suzanne à Rabat » ?

Le ministre de l'Economie, Nicolas Sarkozy, l'a récemment suggéré à la télévision, évoquant les 5.000 à 10.000

emplois délocalisés à l'étranger dans ce secteur. Autre idée ministérielle, celle de Gilles de Robien, en charge de

l'Equipement, qui, en tant que maire d'Amiens, a été l'un des précurseurs en matière d'accueil de centres

d'appels, comme solution à la baisse des emplois industriels. « L'Etat et les collectivités doivent pouvoir, lorsque

c'est indispensable, adapter la réglementation du travail de nuit ou du dimanche », a-t-il déclaré fin mai dans son

discours d'inauguration du Seca, le Salon européen des centres de contacts et de la relation client (lire aussi page

21).

Un faible turn-over

De fait, reconnaît Bertrand de Talhouët, président du directoire de La Redoute, le numéro un français de la vente

à distance et à ce titre l'un des premiers utilisateurs dans ce secteur, « si nos centres d'appels sont

majoritairement en France, car nous considérons la relation client au téléphone comme une relation à très forte

valeur ajoutée, nous avons délocalisé un centre d'appels en Tunisie pour les samedis et dimanches ».

A l'heure actuelle, près de 7.000 téléopérateurs (ceux qui répondent au téléphone ou par courriel) intervenant au

service d'entreprises françaises travaillent dans une quarantaine de centres « offshore », c'est-à-dire implantés à

l'étranger. Cela reste marginal au regard des quelque 3.000 centres recensés en France pour 200.000 stations de

travail. Mais la tendance à la délocalisation est forte, puisque le Seca prévoit au total 10.000 postes à l'étranger

cette année, et 15.000 en 2005.

Or, comme le souligne Frédéric Jousset, le co-président et fondateur de Webhelp _ par ailleurs correspondant du

Medef au Maroc _, encore 80 p.c des centres d'appels des entreprises dans notre pays sont assurés par des

structures internes quand, aux Etats-Unis, 50 p.c le sont par des prestataires extérieurs.

Les spécialistes français de l'« offshore » _ parmi lesquels se classe aussi en bonne place Phone Assistance,

implanté à Casablanca, ou SR Téléperformance, présent lui en Tunisie et qui vient d'acheter trois sociétés en

Pologne, en République tchèque et en Slovaquie _ ont des arguments à faire valoir. Ils récusent d'abord le terme

de « délocalisation ». « Pour notre client Tiscali, qui a 200 postes de travail à Bordeaux, nous avons simplement

absorbé la croissance naturelle de son activité », note ainsi Frédéric Jousset. Ils insistent ensuite sur la différence

de coûts, de 30 à 40 p.c moins élevés à prestation égale, certaines répondant aux normes sociales internationales

SA 8000, d'autres comme Webhelp et SR Téléperformance étant certifiés ISO 9001 d'un bout à l'autre de la

chaîne.

Quant au turn-over des employés, il est, affirment-ils, nettement moins important dans l'« offshore » (de l'ordre de

10 p.c) qu'en France (30 p.c), en particulier dans les centres implantés en région parisienne. Les centres d'appels

français n'ont donc pas la partie facile pour faire valoir leurs atouts.

par FREDERIC JOUSSET publié dans : slovaquie
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Samedi 16 décembre 2006

Source : www.emarketing.fr paru en 2001

Webhelp, éditeur de services d'assistance humaine sur Internet, s'installe en Allemagne où il a ouvert, fin mars à Munich, une filiale. La création de Webhelp GmBh répond aux promesses du marché germanique en matière de développement du média internet. Selon Arthur Andersen, le marché allemand domine le paysage européen de l'Internet avec un taux de pénétration de plus de 30 % (contre un peu plus de 10 % en France). « L'Allemange constitue le plus fort potentiel de marché en Europe pour le développement d'applications d'e-CRM », affirme Frédéric Jousset, co-fondateur et CEO de Webhelp Allemagne. Selon Webhelp, les coûts très élevés de la main d'oeuvre outre-Rhin rendent prohibitifs les tarifs pratiqués par les prestataires traitant la gestion des contacts téléphoniques. D'où l'intérêt du chat. A fortiori quand, comme le fait l'éditeur, on délocalise ses plateaux en Europe centrale, en l'occurrence à Bucarest, mais aussi à l'Ile Maurice ou au Québec. Le CEO, qui revendique sans complexe l'inscription de son modèle économique dans une logique de mondialisation, se défend toutefois de toute tentation d'exploitation sociale : « Les agents travaillant sur les plateaux de Bucarest ont des salaires une fois et demi supérieurs à la moyenne de ce qu'ils seraient en droit d'attendre au vu des pratiques salariales locales ». Avec cette politique, Webhelp affiche de son côté des tarifs inférieurs de 50 % aux coûts de gestion d'appels téléphoniques.

LES ANGLO-SAXONS PLUS PERMÉABLES À L'OUTSOURCING

Enfin, et c'est le troisième facteur d'explication à l'implantation allemande de l'éditeur, l'outsourcing a toujours trouvé davantage d'écho dans les pays anglo-saxons qu'en France ou en Europe du Sud. L'offre développée par Webhelp outre-Rhin se calquera sur le modèle français. Les rênes de la filiale sont confiées à Michael Opp, ex numéro deux du groupe Telegate, leader sur le marché national de l'outsourcing de call centers. La société est spécialiste des économies d'échelle : l'équipe munichoise ne compte que cinq collaborateurs. La production est mutualisée avec la plate-forme déployée par la filiale française en Roumanie, le back-office administratif est traité depuis la structure française, quant aux plates-formes applicatives, elles sont basées à Chicago. Webhelp GmBh vise un chiffre d'affaires de 600 000 euros pour 2001 et 4 millions d'euros pour 2002. Des portails comme womenweb.de, site féminin et 1a-cityportal.de ont d'ores et déjà adopté le service Webhelp.

par FREDERIC JOUSSET publié dans : slovaquie
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Samedi 16 décembre 2006

Source : Article paru en 2004 sur www.radio.cz

En République tchèque, principalement dans la capitale, on compte de plus en plus de sociétés qui ont choisi d'y implanter leur centrale d'appels téléphoniques. Avec 20% de croissance par an dans le secteur des "callcenters", Prague fait figure de leader sur le marché européen.
Fred Cote est le directeur du département international de Stratasoft, une société qui fournit des logiciels pour ces centres d'appels dans le monde entier. Il décrit les dernières tendances:
"Le nombre de centre d'appels est en augmentation rapide ici. Sur le plan européen, ce genre d'activité, qu'elle soit externe ou interne à l'entreprise qui développe ces centres, croît annuellement d'environ 17%. Et sur l'ensemble du continent, c'est en République tchèque que ce marché croît le plus rapidement."
Avec un réseau de télécommunications performant, une main d'oeuvre qualifiée, et une bonne situation géographique, la Tchéquie devrait voir se multiplier encore davantage le nombre de sociétés spécialisées dans le télémarketing et les téléservices. Ces entreprises ont besoin d'employer des gens qui puissent parler le plus grand nombre possible de langues européennes.
Du coup, nombre d'étrangers et de Tchèques polyglottes trouvent là des opportunités d'embauche. Ondrej est Tchèque, diplômé en histoire, et vient de commencer à travailler pour le centre d'appel d'une compagnie aérienne.
"Je donne des conseils par téléphone aux clients qui ont perdu leur valise. Je le fais en français, en italien, et en anglais. Il y a tous les aéroports français, belges, hollandais, italiens, allemands, britanniques, et scandinaves. Nous pouvons faire depuis Prague ce qui peut être fait de partout ailleurs puisque nous disposons des mêmes informations."
Aujourd'hui, il existe plus de 300 centres d'appels en République tchèque, et selon les prévisions, le pays devrait en compter environ 800 d'ici 2007. Cette branche devrait employer de 10 000 à 15 000 personnes. Pour les nombreux expatriés qui souhaitent s'installer à Prague et ne parlent pas tchèque, ces entreprises permettent de trouver un premier emploi.
Satu est Finlandaise. Installée à Prague depuis l'année dernière, elle a trouvé un emploi chez un fabricant d'appareils photo, qui a installé son service d'assistance-clientèle dans la capitale tchèque.
"Mon travail consiste à répondre aux questions d'ordre technique que peuvent se poser les clients concernant les appareils photos, imprimantes et répondeurs de marque Olympus. J'essaie de résoudre les problèmes par téléphone et par courriel. Les gens nous appellent de toute l'Europe, et même du monde entier puisque certains voyagent avec nos produits. Je suis chargé de prendre les appels et courriels qui viennent de Scandinavie et d'Allemagne, car je parle aussi allemand. Sinon je prends les appels de Finlande, et pour les Scandinaves, j'utilise le suédois que j'ai appris à l'école. Nous sommes nombreux à travailler ici à Prague. Beaucoup d'étrangers mais également beaucoup de Tchèques. J'utilise la langue tchèque pour communiquer avec mes collègues."
 
Avec le développement des technologies internet, du haut débit, et des fameux "chat" ou "clavardages" comme disent les Québécois, Prague est devenue attractive non seulement pour les centres d'appels téléphoniques mais aussi pour les sociétés spécialisées dans les nouvelles technologies. Sara est Française, diplômée d'histoire de l'art, et vient de s'installer en République tchèque. Son premier job, elle l'a trouvé dans une entreprise spécialisée dans les services internet.
"Je suis animatrice et modératrice de chat à Prague. Un chat est un service internet proposé à des utilisateurs, en l'occurrence des adultes et des adolescents. En tant qu'animateurs, nous sommes employés ici à Prague pour la maintenance."
Et c'est uniquement en français?
"Oui, en fait je travaille avec une équipe de gens francophones. Notre rôle est de modérer - c'est-à-dire censurer parfois - les propos des utilisateurs. On travaille aussi avec les SMS, par accès WAP, et on a une maintenance 24h/24 pour contrôler."
C'est un langage bien particulier, comment les Tchèques s'en sortent-ils?
"Oui, de nombreux utilisateurs utilisent le langage SMS, un langage un peu crypté et un français abrégé qui demande une certaine pratique pour pouvoir être compris. La plupart des Tchèques qui travaillent avec moi ont vécu en France ou ont étudié le français comme spécialité. Avec la pratique et des sessions d'informations, on peut savoir quel vocabulaire est acceptable ou non."
Quel intérêt pour une telle société de venir s'installer à Prague?
"L'intérêt est essentiellement économique. Etant donné que le taux horaire est quasiment la moitié du SMIC en France, les économies réalisées avec une équipe de 15 personnes qui font les trois 8 ne sont pas négligeables."
La majorité de vos collègues sont Tchèques?
"Ils sont tous Tchèques mises à part certaines personnes qui sont originaires d'Afrique francophone, du Togo, de la RDC, et tous ont un niveau de français qui leur permet d'être des modérateurs compétents."
Même si ce n'est pas le job dont il a toujours rêvé, travailler dans un centre d'appel international présente pour Ondrej des avantages certains:
"Je peux utiliser plusieurs langues et être en contact avec le monde entier. Ce n'est pas obligatoire d'avoir de diplôme, donc pour les gens non diplômés qui parlent des langues étrangères, c'est très bien. Pour moi par contre, c'est plutôt une pause dans mes études pour gagner de l'argent pour mes futurs projets, et c'est un bon moyen."

 

 

 

par FREDERIC JOUSSET publié dans : slovaquie
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Samedi 16 décembre 2006

Données générales :

Nom officiel : République Slovaque

Données géographiques :

Superficie : 49036 km²

Population : 5,4 millions (2002)

Capitale : Bratislava (430 000 hab)

Villes principales : Kosice (Slovaquie orientale, 236 000 hab.) ; Presov (Slovaquie orientale, 93000 hab.) ; Nitra (Slovaquie occidentale : 88 000 hab.) ; Zilina (Slovaquie occidentale : 86 000 hab.) ; Banska Bystrica (Slovaquie centrale : 83 000 hab.) ; Trnava(Slovaquie occidentale : 72 000 hab.) ; Trencin (Slovaquie occidentale : 58 000 hab)

Langue officielle : slovaque

Monnaie : couronne (1 euro = environ 37 couronnes slovaques)

Fête nationale : 1er septembre

Données démographiques :

Croissance démographique : + 0,1%

Espérance de vie : 74 ans (2003)

Taux d’alphabétisation : 99,6 %

Religions : catholique (68,9%), protestante (6,9%), catholique grecque (4,1%), chrétienne réformée (2%), inconnue (2,2%), non croyants (13,7%)

Minorités nationales : hongroise (9,7%), rom (1,7%), tchèque (0,8%), ruthène, ukrainienne, russe, allemande, polonaise (2%)

Indice de développement humain (Classement PNUD 2003) : 0,849 (42 ème)

Données économiques :

PIB (2005) : 46,4Mds USD (France : 1710,0 milliards d’euros en 2005)

PIB par habitant (2005) : 15 730 USD (PPA) (France : 27 272,1 euros en 2005)

Taux de croissance (2005) : 6,1 %

Taux de chômage (2005) : 11,7 %

Taux d’inflation (2005) : 4,3 %

Solde budgétaire(2005) : - 3,9 %

Balance commerciale(2005) : - 1, 475 Mds USD ( 0,03 % du PIB)

Principaux clients : Allemagne, République tchèque, Autriche, Italie,

Principaux fournisseurs : Allemagne, République tchèque, Russie, Italie

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 4,5%
- industrie : 28,9 %
- services : 66,6%

Exportations de la France vers la Slovaquie (2004) : 632 millions d’€

Importations françaises de la Slovaquie (2004) : 638 millions d’€

Ambassade de France : Bratislava

Communauté française en Slovaquie : estimation : 1000 à 1200 français, dont 870 immatriculés.

par FREDERIC JOUSSET publié dans : slovaquie
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